En ce moment à Palexpo – Bonimenteur, métier «essentiel» des foires qui se respectent
15 novembre 2021

En ce moment à Palexpo – Bonimenteur, métier «essentiel» des foires qui se respectent

Par Jean delort


– Bonimenteur, métier «essentiel» des foires qui se respectentÀ l’ancienne ou en mode virtuel, les Automnales offrent jusqu’à dimanche toutes les formes d’interactions humaines.Thierry MertenatPublié aujourd’hui à 20h30Poule géante et pondeuse, taillée dans sa coque meringuée. Du plus bel effet. Le plafond est haut à Palexpo. On peut venir avec du décor de scène d’opéra.IRINA POPAFrancesco, Gianni et Wilfried. Trois prénoms de démonstrateurs au travail. Travail de quoi? De démonstration pratique justement, soit l’apprentissage en temps réel de produits utiles à notre vie quotidienne. Gel nettoyant, éplucheur multifonction et sachet sous vide. Nos trois bonimenteurs professionnels leur donnent vie, en répétant l’exercice à la demande, tous les quarts d’heure, quand le public répond présent.Durant ce week-end d’ouverture, les artistes n’ont pas chômé, il y avait du passage aux Automnales, les allées étaient généreusement occupées. Elles le sont à nouveau ce lundi en fin de matinée. Wilfried prépare sa coupe en julienne – il en est le roi incontesté –, tout en ajoutant des oignons à sa salade de midi. «Je mange sur place», glisse le natif de Lourdes, sans faire de phrases ni de miracles. Ses confrères viennent de Nice et du Nord-Pas-de-Calais. On révise notre géographie hexagonale en saluant, une fois de plus, le métier qui est le leur, essentiel à toute foire qui se respecte.Les Jardins de Babylone en ballons gonflables et gonflés. Un total de 14’000 à la pompe à main.IRINA POPARespect, oui, couplé au plaisir de découvrir des stands nouveaux à la scénographie inédite. La plus haute note à l’association des producteurs d’œufs suisses. Leur espace de près de 250 mètres carrés est un modèle du genre, vivant, instructif et ludique. Les gens s’arrêtent, échangent, après avoir assisté à l’éclosion quotidienne de poussins. La vie sort de sa coquille, sous une température de 37,5 degrés. Il y a pire comme spectacle pour un lundi.D’autant que l’œil est happé par la vision d’un chantier finissant qui fait, également, la réputation décorative des Automnales. Là, à 20 mètres du poussin, les Jardins de Babylone, mais en ballons. Combien? Près de 14’000. Ils se croisent, forment des chaînes qui deviennent des piliers, résultats d’un tissage à grande échelle, sachant que les conceptrices se sont démenées pour disposer de la matière gonflable.Le stand du Var. Sous serre, une composition florale de 2360 tulipes.IRINA POPALa pandémie a en effet mis les fabricants de ballons au régime sec: les stocks de latex étaient d’abord pour les gants médicaux. On tient notre miracle. Elle a son corollaire déceptif: le stand du Var, une serre géante. Fausse bonne idée, celle d’une architecture élégante mais froide, qui rappelle, peut-être un peu trop, que la crise sanitaire n’est pas derrière nous.Le stand le plus animé, enfin, rapproche de la cuisine, immense et frontale, et des cuisiniers, nombreux comme un soir de Top Chef. Cook’n’Show pour les connaisseurs. Les ignorants, eux, trouveront de quoi s’asseoir sur un gradin de studio télé. Accueil impeccable et show continu: ateliers, master class et concours. Ce lundi à midi, on a vu aux affaires la sélection suisse pour le Bocuse d’or. Impressionnant. La relève de Wilfried est assurée.Parole d’exposante: «C’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens.» Dimanche 21, le bilan des courses: ça laisse du temps pour se rendre aux Automnales; retrouver Francesco, 1er prix de karaoké, avec «Mexico» de Luis Mariano.Le stand des spas. Des équipements favorisant l’hydromassage «à flux élevé, sans piqûre».IRINA POPAPublié aujourd’hui à 20h30Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.
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