Transports publics genevois – Même dans le tram, il faudra demander l’arrêt
16 novembre 2021

Transports publics genevois – Même dans le tram, il faudra demander l’arrêt

Par Jean delort


– Même dans le tram, il faudra demander l’arrêtLa requête des arrêts s’étend à tout le réseau. Extensions de ligne et service à la demande sont d’autres nouveautés de l’horaire 2022.Publié: 15.11.2021, 17h05L’arrêt sur demande permet selon les TPG de préserver le matériel, et d’économiser de l’énergie. PIERRE ALBOUYQu’on soit à bord ou à quai, il faudra faire le bon geste pour ne pas rater son arrêt. Dès le 12 décembre, les TPG étendent le principe de l’arrêt à la demande sur tout le réseau, trams compris. Le système avait déjà été appliqué fin 2017, apparemment sans heurts, aux lignes de bus et trolley et de rares arrêts de tram (4). Tour d’horizon des innovations de l’horaire 2022.Demander l’arrêtÀ quoi cela sert-il de devoir signaler sa volonté de monter ou de descendre? Le fait de ne pas arrêter le véhicule sans motif épargne le matériel (moindre usure des freins, en particulier). Économie d’énergie et modération des nuisances sonores sont aussi attendues, tout comme un gain de confort et de fluidité.Va-t-on ainsi accélérer un réseau qui passe pour l’un des plus lents du pays? La réponse est mitigée: en fait, jusqu’ici, l’astuce n’a permis que de freiner l’aggravation de la vitesse commerciale des véhicules – vitesse pénalisée par les engorgements dont notre canton a le secret. Le bonus se manifeste surtout aux heures de moindre fréquentation (tôt le matin et en fin de soirée).Quid des personnes à mobilité réduite? «L’accès à un bouton ne s’est pas avéré problématique ces dernières années lors de l’exploitation à ces différents arrêts», rassure François Mutter, porte-parole des TPG.Des trolleys à pilesCe n’est pas la seule nouveauté. Deux lignes de trolley sont prolongées, sans câblage supplémentaire, grâce à leurs batteries embarquées: la 2 d’Onex à Cressy et la 7 de l’Hôpital à l’Aubépine et au Bout-du-Monde pour toutes les courses.Contrairement à leurs prédécesseurs, les trolleybus Van Hool acquis dès 2014 n’ont pas pour moteur de secours une installation diesel. C’est une batterie qui prend le relais en cas de rupture de l’alimentation par le câble. Cet auxiliaire offre une autonomie de 7 kilomètres aux engins achetés il y a sept ans alors que les acquisitions plus récentes peuvent tenir jusqu’à 20 kilomètres.Des bus prolongésCe nouveau terminus du 7 n’en sera plus un pour le bus 11 qui, venu du Jardin botanique, deviendra une véritable ligne de ceinture en poursuivant son chemin jusqu’à la gare des Eaux-Vives, remplaçant sur ce dernier tronçon le bus 21 qui se concentrera désormais sur le cœur de sa desserte actuelle, avec un tracé du Rondeau de Carouge à Onex-Cité (sans pousser jusqu’à Cressy, quartier désormais mieux desservi grâce aux fortes cadences du trolley 2).À Thônex, les bus 1 et 9 sillonneront l’entier du quartier du nouveau quartier de Belle-Terre alors qu’à Vernier, les édifices flambant neufs de l’Étang recevront la visite du bus 28. Le 59 continuera de relier le Vengeron à l’aéroport mais avec une desserte affinée des hauts de Chambésy.Un service sur mesureEnfin, au sud-ouest du canton, on inaugurera un service à la demande, comme la «Tribune de Genève» le révélait déjà le 10 juin. La tactique vise à raccorder les villages de la Champagne, en dehors des heures de pointe où les lignes 76 et 77 continueront de suivre des tracés et des horaires fixes.Mais en journée et le soir, 31 arrêts seront desservis selon des tracés variables calculés en fonction des besoins. Ceux-ci devront s’exprimer sur internet ou via une application dédiée, baptisée tpgFlex. Ce projet pilote concerne les communes d’Avully, Avusy, Cartigny, Laconnex, Soral et Viry (F), ainsi que la gare de La Plaine. Les TPG préviennent qu’il faudra miser sur une période de rodage du système durant les premières semaines.Marc Moulin est journaliste à la rubrique genevoise depuis 2013. Il s’intéresse notamment à la politique en général et plus spécialement aux enjeux de mobilité. Il a par le passé travaillé au «Temps», à la Radio Suisse Romande (actuelle RTS) et à One FM. Né à Genève, il y a obtenu une licence ès Lettres.Plus d’infosPublié: 15.11.2021, 17h05Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.Du nouveau pour la ZIPLOLa zone industrielle de Plan-les-Ouates sera désormais reliée en direct à Collonge-sous-Salève. Inaugurée en 2018, la ligne transfrontalière 62 sera prolongée du Bachet à la ZIPLO. Ce service vise à mieux connecter le site au Léman Express en attendant l’ouverture en 2023 de l’extension du tram 15 qui raccordera la ZIPLO à la gare de Lancy-Pont-Rouge.La nouvelle est tombée lundi alors que la ZIPLO fêtait le 10e anniversaire de sa centrale mobilité, aidant les entreprises à se convertir à une mobilité plus vertueuse. L’initiative marquait un “esprit visionnaire”, a salué lundi Serge Dal Busco, président du Conseil d’État. La démarche n’a pas qu’un but écologique. “La baisse de la part modale des transports individuels motorisés (TIM) est nécessaire pour limiter les engorgements et faciliter le transport de marchandises”, a souligné Mario Rodriguez, conseiller administratif.En dix ans, la part du covoiturage est passée de 13 à 19% tandis que la pratique du vélo doublait parmi les 13000 personnes œuvrant dans la zone – dont deux tiers de frontaliers. La centrale compte se professionnaliser et tendre la main aux petites et moyennes entreprises qui peinent à dégager du temps pour réfléchir à leurs mobilités.Les grandes ont souvent déjà établi des plans. “La marge de manœuvre est grande, souligne Giorgio Giovannini, directeur du bureau spécialisé Mobilidée. On peut parvenir à un report modal de 30 à 50%.”Volontarisme et contrainte sont souvent de mise. On dit qu’un grand horloger de la place s’apprête à faire payer le parking à ses employés, non sans avoir au préalable subventionné leurs achats de vélos.
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