Une quarantaine de maisons d’édition en vitrine – Le 7e Salon des petits éditeurs de Genève a fait tourner les pages et les têtes
15 novembre 2021

Une quarantaine de maisons d’édition en vitrine – Le 7e Salon des petits éditeurs de Genève a fait tourner les pages et les têtes

Par Jean delort


– Le 7e Salon des petits éditeurs de Genève a fait tourner les pages et les têtesÀ l’instigation des Éditions Encre Fraîche, la manifestation s’est tenue de nouveau à Chêne-Bougeries. Les lecteurs sont venus par centaines.Benjamin ChaixPublié: 14.11.2021, 18h14Alexandre Regad et Adriana Passini, des Éditions Encre Fraîche, deux des organisateurs du salon. LAURENT GUIRAUDAprès un automne 2020 sans salon, les petits éditeurs et leurs lecteurs ont pris pour la deuxième fois le chemin de la Salle Jean-Jacques Gautier à Chêne-Bougeries. Sur présentation du pass Covid et d’une pièce d’identité, les participantes et participants sont entrés dans ce minisalon du livre pour y rester parfois des heures. «Une fréquentation de plusieurs centaines de personnes, plutôt supérieure à celle des années précédentes», se réjouit Alexandre Regad, l’un des trois responsables d’Encre Fraîche, avec Adriana Passini et Catherine Demolis. Cette maison d’édition est l’organisatrice du Salon des petits éditeurs, qui s’est tenu d’abord au Grand-Saconnex, de 2014 à 2018.«Une quarantaine d’éditeurs suisses, trois maisons françaises, une québécoise et une autre brésilienne participent cette année, poursuit Alexandre Regad. Aucune d’entre elles n’est obligée de se ruiner pour avoir sa place à Chêne: la table coûte 70 fr. C’est plus symbolique qu’autre chose», confirme l’organisateur. L’idée est justement de ne pas décourager les petites structures. Au Salon du livre de Genève, dans sa formule traditionnelle, s’offrir un emplacement s’avère dissuasif quand on ne fait pas partie du Cercle de la Librairie et de l’Édition de Genève.Une visibilité bienvenueD’où la présence dans la Salle Jean-Jacques Gautier d’une constellation d’éditeurs suisses romands ravis de pouvoir bénéficier ici d’une visibilité bienvenue. «Si le salon ne dure pas plus d’une journée, c’est aussi pour simplifier l’engagement de ceux des exposants qui viennent de l’extérieur de Genève», précise Alexandre Regad. À peu près aussi nombreux sont les éditeurs genevois: «Entre quinze et vingt participent en général», signale le jeune éditeur.Parmi eux, un nouveau venu se signale au visiteur par une impressionnante série de titres de romans policiers signés Corinne Jaquet. La romancière genevoise les réédite elle-même en poche à l’enseigne de la Collection du Chien Jaune, allusion au titre d’un roman de Georges Simenon et au défunt labrador de l’auteure. S’y ajoutent les Inédits du Chien Jaune, avec déjà un nom connu, celui de Sandra Mamboury, qui a signé samedi plusieurs exemplaires de son livre sur son aïeule cantatrice, Pauline Viardot. «Quant aux Dossiers du Chien Jaune, ils réuniront des faits divers que je compte publier», annonce Corinne Jaquet.Au 7e Salon des petits éditeurs.LAURENT GUIRAUDUne autre femme de lettres rencontrée dans les allées du salon est Mélanie Chappuis, dont le nouveau livre est visible ce jour-là en avant-première au stand de l’Association Lancy d’Autrefois. «C’est une commande que j’ai reçue de cette association dans le but de redonner vie à une Lancéenne oubliée mais qui fut très active dans bien des domaines, confie l’auteure. Adélaïde Sara de Rochemont, la femme du célèbre Pictet de Rochemont, nous est connue par les lettres que son mari et elles échangeaient. Les siennes sont restées inédites. Je m’y suis plongée et j’ai écrit le «Journal inventé» de cette femme exceptionnelle», se réjouit Mélanie Chappuis.Parmi les séances de signature, les débats en très petit comité (prudence oblige) et même un concert du slameur Narcisse, parrain de la manifestation, ce salon chaleureux et à taille humaine offrait cette année une échappée à l’extérieur. Une balade à pied de la Salle communale Jean-Jacques Gautier au parc Floraire à Chêne-Bourg, pour écouter des textes d’auteurs présents au salon, dits par les comédiens Kathia Marquis et Claude Vuillemin. La prose ou la poésie de Timba Bema, Eric Duvoisin, Greta Gratos, Guillaume Gagnière et Pierrine Poget en ont bénéficié.Au 7e Salon des petits éditeurs. LAURENT GUIRAUDPublié: 14.11.2021, 18h14Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.
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